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Des esquisses de paysages nantais aux couleurs de la Loire et de l’Erdre ouvrent une des nouvelles noires que Stéphane Pajot va faire paraître début septembre aux éditions d’Orbestier. Nantes Bang bang nous invite à quelques sombres promenades.
Elle avait huilé la mécanique de son plan, minuté et calibré la soirée dans les moindres détails jusqu’à penser à un plan B en cas de mauvais aiguillage. Employée d’une grande surface alimentaire, elle vivait à Nantes butte Sainte-Anne, près de l’école des Garennes, à deux pas du musée Jules Verne. Le musée, dédié au romancier nantais, dominait la Loire et l’île Sainte-Anne, au bout de laquelle trônait la grue Titan la grise, et, en face, Trentemoult, son port dans la vase, son trou à Lisette, sa Reine blanche. Il n’y avait pas eu de plan B au final, tout s’était passé comme prévu. La sensation de la vengeance assouvie la grisait. Elle se maquilla, se brossa ses longs cheveux blonds et quitta son domicile en direction de la rue de l’Hermitage, direction la station de tramway gare maritime. A quelques kilomètres de là, au commissariat Waldeck-Rousseau, dans un bureau tout juste repeint, deux flics discutaient. L’un fumait à la fenêtre et jetait un œil sur le parking, les arbres et la rivière, l’Erdre qui composaient le paysage...
