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Trois années amboisienne, Emmanuelle Lescaudron s'est souvenu du château pour encadrer son dernier polar. Elle nous y promène ici de nuit dans ses splendeurs et ses mystères...
La nuit, le château semblait davantage dominer la ville. La Loire s’était transformée en miroir. Pour les habitants d’Amboise, c’était une forteresse, pas pour le cambrioleur qui passa par l’entrée privée, celle réservée aux personnes à mobilité réduite. Il tourna la tête vers le jardin et contempla les allées rectilignes et bien taillées.
Son ombre passa devant la « cinéscénie » et fut égarée parmi les nombreux figurants. Grâce aux effets de sons et de lumières, le château émergeait dans des volutes nocturnes, laissant entrevoir un passé aux splendeurs enfuies. Le spectacle offrait un vertige d’images, un vrai voyage dans le temps, plein de faste ! La voix suave de de Vinci revenait entre chaque séquence, les haut-parleurs résonnaient : Viva Lionardo, Le visionnaire !
Le cambrioleur déguisé en Mousquetaire du roi se dirigea à pas feutrés vers l’aile Louis XII.
—S’il croit que je vais me laisser faire. Je vais emporter un petit dédommagement.
L’escroc ne pouvait pas résister à sa passion : les amphibiens longs d’une vingtaine de centimètres, symbole de François 1er...
